mercredi 7 mai 2008
Des plantes sur les toitures, on en parle de plus en plus. Thierry Renault les cultive depuis dix-sept ans en micromottes et depuis trois ans sous forme de tapis végétal. À entendre Thierry, les toitures végétalisées n'ont que des avantages : amélioration de l'aspect visuel du bâtiment, absorption des pollutions, régulation des débits des eaux pluviales, isolations phonique et thermique des bâtiments.
Mais comment ça marche ?
Pour poser un tapis végétal, il faut suivre des règles professionnelles pointues. Un architecte doit le prévoir dès le début du projet de construction. Car un tapis végétal pèse lourd. Tout un travail d'étanchéité doit être effectué avant la pose du tapis qui est faite en général par les étancheurs. L'idéal, ce sont les toits plats ou semi plats.
Et l'entretien ?
Dans les premiers mois, il faut surveiller, faire attention à l'arrosage pour une bonne reprise de la végétation. Les deux premières années, il faut enlever les mauvaises herbes. Le sedum (la plante utilisée) se régénère, c'est increvable. Ça ne se tond pas, les plantes sont rases.
En Mayenne, quelques projets de toiture végétalisée sont à l'étude comme pour la future salle culturelle de Gorron. Des utilisations dérivées de ces tapis sont faites : entre les rails des tramways ou sur des talus difficiles à entretenir.
Pour en savoir plus, Thierry Renault animera une conférence aux jardins des Renaudies, dimanche 20 avril, à 16 h 30.
Source : Ouest-France
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