mercredi 23 avril 2008
A Roudouallec, aux confins du département, le gîte des Le Floc'h s'anime chaque été. Touristes français et étrangers louent le calme de la campagne.
« Je suis née, ici, dans cette maison ! Vous voyez la dentelle : c'est ma mère qui faisait ça. Au début, elle faisait aussi des crêpes pour les touristes. » Jeannine Le Floch sourit à l'évocation de ces souvenirs qu'elle offre à ses vacanciers du moment. La famille Chardron est venue de Chaumont-en-Vexin, dans l'Oise, passer quelques jours dans l'un des deux gîtes du couple Le Floch, à Roudouallec.
Elle y vit des vacances peu banales : « Nous sommes venus suivre le chantier de rénovation de la fermette que l'on vient d'acheter, à la sortie de Roudouallec », explique Olivier, qui a des attaches familiales dans le Morbihan. « Mes collègues m'ont parlé des gîtes, poursuit son épouse Sandra. C'est vrai qu'on y est bien ! On est autonomes et on a tout le confort. »
Moins cher que sur la côte
Balade sur la plage, distante d'une quarantaine de kilomètres, lèche-vitrines à Quimper, promenade à Concarneau... Sandra et Olivier, accompagnés de leurs trois filles, prennent le temps de découvrir les environs. Pour eux, rouler 40 km n'est pas un problème : « Je le fais tous les jours pour aller au travail ! », commente Sandra.
Cette position géographique centrale est l'un des atouts de ce gîte rural, labellisé « gîte de France ». Il en existe d'autres, mis en avant par la « patronne » : « Le prix de la location n'a rien à voir avec ce qui se pratique sur la côte ! Les touristes, qu'ils soient français, belges, allemands ou anglais, apprécient de voir la campagne par les fenêtres. La plupart sont des citadins », sourit-elle qui, avec son mari, a vécu toute sa vie à la ferme.
C'est après l'ouragan de 1987 que le couple a décidé de transformer l'habitation, bien endommagée, en gîte. À cette époque, le conseil général et le syndicat de pays avaient soutenu les initiatives. L'envie de conserver un patrimoine a fait le reste. Tous les étés depuis 1989, la vie reprend dans l'ancienne maison familiale. En cette fin de matinée d'avril, Alain Le Floch sort quelques bouteilles. L'occasion pour les Picards de trinquer à la mode bretonne !
Nelly CLOAREC, Ouest-France
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