jeudi 6 mars 2008
Bâtir sain, c'est le souhait de nombreux particuliers. Mais la rareté de l'offre maintient des prix élevés, regrette Nadia Gil, architecte nantaise.
Quels conseils aux particuliers désirant se lancer dans la construction écologique ?
D'abord, bien choisir l'environnement de la maison par rapport au soleil, au vent, à la végétation, à la circulation automobile, etc. Par exemple, orienter les pièces à vivre au sud et les pièces de service au nord. Ensuite, il faut définir ses priorités, en fonction de son budget : économiser l'énergie ou bien privilégier la qualité sanitaire...
Les écueils à éviter ?
Se méfier des idées reçues. Le bois dans la construction oui, mais attention à sa provenance. Prendre un bois exotique n'a pas de sens, en raison de la déforestation. Opter pour un bois européen peut paraître plus sain. Mais un traitement toxique va le priver de sa qualité environnementale.
Donc, il est préférable de choisir des bois locaux, adaptés à nos contraintes climatiques, et de les utiliser en fonction de leur qualité propre. Des bois tendres pour les parties intérieures, du sapin par exemple. Des bois durs et denses pour les structures et les ouvrages extérieurs : chêne, Douglas etc.
Est-ce plus cher ?
À la base, c'est moins un problème de prix que d'offre. On manque encore d'artisans, spécialisés dans l'habitat sain. Il faut développer la formation. D'autant que ce tissu économique est porteur. En attendant, la rareté de l'offre maintient des tarifs à un niveau élevé. La construction écologique n'est pas la moins chère du marché. Mais on s'y retrouve à moyen terme sur les factures d'eau et d'énergie, et sur la santé.
Recueilli par
Jacques SAYAGH.
Nantes Immo Parade, vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 mars à la cité des congrès de Nantes, salon organisé par Ouest-France, en partenariat avec Nantes métropole. 90 exposants : constructeurs, promoteurs, banques etc. Ouvert de 10 h à 19 h. Entrée gratuite. Des conférences sont organisées : Nadia Gil interviendra ainsi samedi à 15 h.